"Il faut des poètes au VIP Room, comme dans n'importe quel goulag. Je consens à ce sacrifice: oui, je veux bien être le Soljenitsyne du Nikki Beach".

"Il faut des poètes au VIP Room, comme dans n'importe quel goulag. Je consens à ce sacrifice: oui, je veux bien être le Soljenitsyne du Nikki Beach".
13 jours, pas moins, que je suis rentré, et je m'excuse, si d'aventure il y a des excuses à présenter, de ne rien avoir écrit ici depuis des lustres. Et je m'excuse à moi-même de ne rien avoir écrit du tout pendant les vacances. D'ailleurs, les vacances? C'est simple, comment voulez-vous être installé au pied du massif de l'Estérel, avec la piscine à quelques mètres, et la méditerranée ouvrant ses vagues quelques mètres encore plus loin, et rater vos vacances? C'est de l'ordre de l'impossible. Le rosé est encore meilleur sur la Côte d'Azur. J'aime cet endroit, point. J'adore la plongée, les clubs et les bars, c'était l'endroit rêvé. Tiens, j'ai lu La Belle vie de Mc Inerney, j'ai relu L'Egoïste Romantique, également De l'évasion de Lévinas, et reparcouru un peu ma collection d'Easton Ellis.
Là-bas aussi j'ai oublié le temps, là-bas aussi je me suis couché à l'aube tous les soirs après avoir écrit un paragraphe sur Balzac avec les tympans portant encore les stigmates d'une nuit de clubbing. En ayant une pensée pour ceux qui ont vingt ans et se couchent à minuit maximum, toute l'année, bien sûr.

D'ailleurs il faudrait revoir nos traditions. Le jour de l'an est le 31 décembre, pourquoi? Quel rapport? Je suis d'avis de le fixer au 31 septembre. Finalement c'est à cette date que tout change, les classes, les collègues, les projets, les amis, tout. Les résolutions aussi parfois (non je ne vais pas arrêter de rentrer à 9 heures le matin, non non non!).

Donc...bonne année à tous ! Joie, santé, shots de vodka et amour, et je vous en prie, vivez (là je me rends compte que c'est la première fois que je dis bonne année sans rouler par terre...). Bonne année à toi mon frère, continue d'être ce phénomène hors norme, à toi aussi mon cousin, pour les mêmes raisons, à toi ma chérie d'amour (et arrête tes vannes!), à vous tous, I LOVE YOU !

# Posté le dimanche 31 août 2008 12:57

Modifié le vendredi 12 septembre 2008 11:26

Baila morenas...

Baila morenas...
Retour de deux petits jours à Cabourg et à Deauville - et son casino - (avec un détour all night long aux Planches, comme il se doit), et départ samedi matin à la gare de Lyon pour deux semaines de rêve absolu sur la Côte d'Azur, avec la garde rapprochée. J'en suis au point de rêver d'avoir des coups de soleil, de me faire mal aux pieds sur les oursins et de me mouiller la nuque avant un après-midi complet de plongée sous-marine.

Sur la plage, je pense être allongé sur ma serviette (avec mes lunettes noires : je ne les porte pas que la nuit) en lisant l'Etre et le Néant (torture ou dandysme?), pendant que les vaguelettes vont venir me chatouiller les orteils. Trois ans que je n'ai pas connu ça, trois ans.

Je n'ai plus qu'à vous souhaiter de bonnes vacances, et si vous ne partez pas, ce n'est pas une fatalité, un bon livre et une bonne bouteille, ou un bon club, rien de tel pour s'évader, au moins spirituellement. Ensuite si vous êtes casaniers et que vous passez votre temps cloîtré, là je ne peux rien pour vous.

A dans deux semaines et demie!
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# Posté le jeudi 14 août 2008 09:57

Le traité du néo-machisme

Le traité du néo-machisme
Messieurs, l'heure est grave. Les mouvements féministes du XXe siècle, politisés comme tous les mouvements, ont remporté une victoire idéologique sans que personne n'y prenne garde, à part Eric Zemmour, forcément. Coupables d'avoir laissé la femme au bercail pendant quelques siècles, c'est par esprit de repentance que les hommes ont voulu laisser encore plus de place aux femmes (alors qu'elles ont presque toujours travaillé, de récents travaux d'histoire montrent bien qu'elles ont toujours aidé leur mari aux champs, or c'était l'activité principale de toutes les familles pendant de très longs siècles), jusqu'à nos jours, où une confusion effarante entre égalité et identification fait rage. La mentalité féminine imprègne les hommes, ceux-ci doivent devenir mielleux, épilés, niais, accros aux UV et aux régimes, aux cheveux longs, aux cheveux effilés, rasés de près, ça c'est sur le plan physique. Sur le plan mental, ils doivent être fidèles, ils veulent fonder un foyer le plus tôt possible, ils sont obsédés par l'eau de rose. Nos librairies sont encombrées de livres débiles (parenthèses: on nous dit tout le temps que les femmes sont plus nombreuses à lire: c'est faux. Elles sont les plus nombreuses à lire gossip girls et marc lévy -ce qui revient au même- et donc en lecture de vrais livres, l'égalité se fait sentir. D'ailleurs les plus grands génies littéraires ne sont-ils pas...des hommes?) par leur faute, obsédées par la ménagère de moins de 50 ans les chaînes télévisées rivalisent d'idées débiles pour remplir leur grille de programmation, pareil au niveau musical : gloire à vitaa et sheryfa luna et leur chanson au pathos exacerbé, quid des chansons bien écrites et pourtant bien tristes, à la Daniel Guichard (c'était pour le clin d'oeil). Il n'y a rien de rétrograde à dire que le mâle se perd, et que donc la notion de père s'effrite. Tous les psychanalystes s'accordent sur le fait qu'un père qui ne fait preuve d'aucune autorité (ce qui n'empêche ni la générosité ni l'amour) aura à gérer de gros problèmes avec ses enfants (troubles mentaux, physiques, etc.), bien plus d'ailleurs s'il se laisse dominer par sa femme. Égalité n'est donc pas identification; messieurs, arrêtez toute niaiserie, tous bons sentiments. Quelle honte à dire qu'une femme n'a rien à faire devant un match de foot? Quelle gêne à dire qu'un père doit taper du poing sur la table? Femmes, vous êtes belles, incroyables, mais on ne vous fait pas un cadeau en voulant vous ressembler.
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# Posté le samedi 09 août 2008 13:44

So what?

Julien-L a fêté dignement ses 23 ans pendant quatre soirs de suite, dont un sur une splendide péniche parisienne sur la Seine, avec sa garde rapprochée, arborant du Calvin Klein et du Yves Saint Laurent. Mais comme vous vous en doutez, une fois ivre, ses lunettes noires ont fini sur ses yeux. C'est comme une marque de fabrique, et du coup les flashs font moins mal aux yeux.

Le temps que sa tête arrête de tourner et il revient, promis.





Juste...." Mouuuak, c'est pour moi !
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# Posté le mardi 05 août 2008 19:46

Je remets ma photo tout simplement parce que je m'aime.

Je remets ma photo tout simplement parce que je m'aime.
Je me souviens d'une fin de soirée assez particulière, il y a pas mal d'années, je serais incapable de dire quand, ni qui était là; mais, ô peuple qui vit, tu dois bien savoir que la fin de soirée est un moment propice à la confidence. On devait être une dizaine, et chacun devait dire comment il se voyait dans 30 ans, le truc classique. Je me souviens de "Je veux créer mon entreprise, mais une petite, juste histoire de faire vivre ma famille"; "Je veux des enfants et me poser avec une femme"; "Je veux une belle maison pour vivre avec ma famille, à la campagne". Pourquoi, et j'étais sincère, aucune volonté de faire un coup d'éclat, j'ai dit à peu près : "Vous me faîtes peur là. Moi je veux faire la fête tous les soirs, multiplier toutes les expériences possibles et imaginables, ne jamais devenir l'esclave de qui que ce soit et vivre ma vie à 300 à l'heure". Résonnent les rêves adolescents que nous avons toujours eu ou proclamés, seulement voilà. 23 ans bientôt, et toujours pas rentré dans le cadre. La semaine dernière, je me lève, disons 14 heures, la tête qui tourne, mais qui tourne, et ma mère me demande : "Tu n'en as pas marre de t'étourdir comme ça?". Oui c'est de l'étourdissement, je n'y peux rien. Tous les cadres imprimés dans vos cervelles ont sauté dans la mienne. Cela me fait peur d'être dans ma vingtième année et de déjà confier sa liberté à quelqu'un, de se laisser mener par le bout du nez, avoir un poids au pied. Si vous préférez, j'ai toujours rêver la vie que j'ai là. J'écume les bars chics et ensuite les clubs chics de Paris, j'en sors à sept heures du matin et je vais travailler dans la foulée, avec mes fidèles complices. On me demande ce que cela peut bien m'apporter, on me le reproche même. Cela ne m'apporte rien d'autre que de la joie de vivre, l'impression de ne pas aller dans des boîtes de banlieue miteuses, dans un "pub" quelconque. Cela aussi me terrifie. C'est du snobisme, si vous voulez. Et non je n'ai pas de faux amis, j'ai certainement les meilleurs qui puissent exister. Certains ont foutu le camp parce que leur conception de la vie n'était pas la mienne, et je ne confonds pas avec la dizaine de personnes à qui je claque la bise en une soirée. Et il ne s'agit pas, je pense, de superficialités. Être superficiel c'est se complaire dans un certain artifice assez médiocre, à la différence du dandysme; et la mondanité fait bon ménage avec l'amour des lettres. Balzac, Proust, Capote, des mondains et des brillants. So what? D'accord marc lévy peut aller chez Castel, cela n'améliorera pas son style pour autant. Je pense, certes, que ces cadres on sauté parce qu'on me les a saboté. C'était sûrement un mal pour un bien.
Alors on m'a expliqué l'inverse. Que justement, le bonheur consistait dans ces menus bonheurs, dans le fait d'aller manger une crêpe avec sa bien aimée, d'aller au cinéma main dans la main, de rester sans sortir et de regarder M6 toute la journée. Ah mince, je veux pas être heureux, je veux et je vaux plus.

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 11:06